Les travaux du séminaire national des Gouverneurs et Préfets, ouverts le 5 août à Blitta, ont pris fin ce 6 août 2026 sur une note de satisfaction. Pendant deux jours, les représentants de l’État dans les territoires ont procédé à un examen sans détour des réalités de l’administration territoriale, partagé leurs expériences et dégagé des pistes d’action pour rendre plus efficace le pilotage territorial de l’action publique.
Organisé par le ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, le séminaire a permis aux Gouverneurs et Préfets de revenir sur les principales difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs missions, mais aussi sur les réformes engagées et les exigences nouvelles auxquelles l’administration territoriale doit répondre.
Les échanges ont notamment porté sur le fonctionnement de l’administration déconcentrée, la décentralisation, la gouvernance locale, la chefferie traditionnelle, la gestion des ressources, les libertés publiques, les affaires politiques, les cultes et la communication institutionnelle.
Des échanges francs et des orientations concrètes
L’un des principaux acquis des travaux réside dans la franchise des échanges. Retards dans la transmission des rapports et correspondances, difficultés de collaboration avec certains ministères sectoriels, insuffisance de personnel qualifié, contraintes matérielles et financières ou encore difficultés d’interprétation de certains textes : les participants ont exposé les réalités auxquelles ils sont confrontés au quotidien.
En réponse, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Colonel AWATE Hodabalo, a apporté des clarifications et donné des orientations précises. Il a notamment insisté sur la discipline administrative, le respect des procédures et des délais, l’amélioration de la circulation de l’information et le recours accru aux voies officielles de communication.
Le ministre a également annoncé des mesures destinées à harmoniser les pratiques entre les gouvernorats et les préfectures, notamment à travers une rencontre nationale des secrétaires généraux. Il a appelé à renforcer l’appui-conseil aux collectivités territoriales et à poursuivre les efforts de modernisation dans la gestion des chefferies traditionnelles.
La communication institutionnelle a également retenu l’attention. Face à la rapidité de propagation des informations et des rumeurs sur les réseaux sociaux, la nécessité pour les structures déconcentrées de mieux communiquer sur l’action publique au niveau local a été soulignée. La mise en place de cellules de communication dans les gouvernorats et préfectures figure parmi les pistes évoquées.
Vers une administration territoriale plus performante
Au terme des travaux, plusieurs recommandations ont été formulées autour de la formation et du renforcement des capacités, de l’harmonisation des pratiques administratives, de l’amélioration de la circulation de l’information et du renforcement du dialogue entre l’administration centrale et les autorités territoriales.
Les participants ont également insisté sur une meilleure anticipation des besoins en ressources humaines, financières et matérielles, ainsi que sur la nécessité d’une plus grande rigueur dans le suivi des missions régaliennes de l’État.
En clôturant le séminaire, le Colonel AWATE Hodabalo s’est félicité de la qualité des échanges et de l’engagement manifesté par les Gouverneurs et Préfets. Il les a invités à renforcer leur maîtrise des textes, à faire preuve de vigilance dans l’exercice de leurs responsabilités et à se préparer activement aux prochaines étapes de l’action gouvernementale, notamment dans la perspective de la future feuille de route 2026-2031.
Un engagement renouvelé
Les travaux ont également été marqués par une motion adressée au Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé. À travers cette démarche, les Gouverneurs et Préfets ont réaffirmé leur engagement à accompagner les orientations nationales et à poursuivre leur mission avec responsabilité, disponibilité et détermination au service de l’État et des populations.
Au terme de ces deux journées, le séminaire de Blitta apparaît ainsi comme un cadre utile de mise à niveau, de dialogue et de clarification. Au-delà des recommandations adoptées, il aura surtout permis de renforcer la cohésion des autorités déconcentrées et de réaffirmer une ambition commune : faire de l’administration territoriale un levier plus efficace, plus rigoureux et plus proche des populations.











