À l’ère de la révolution numérique, la question de la protection des données à caractère personnel devient cruciale. Chaque personne devient une cible potentielle en matière d’atteintes aux données personnelles. Le Togo marque alors le pas pour la sécurité numérique de sa population en créant l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP). Pour mener à bien sa mission, cette institution met à contribution les journalistes à travers une série de séances d’information et de sensibilisation.

Du 23 au 26 février 2026 à Notsè, dans la préfecture de Haho, à environ 90 km de Lomé, les professionnels des médias de la région Maritime et du Grand Lomé ont été à l’école de la protection des données à caractère personnel. L’IPDCP n’est pas à sa première initiative à l’endroit des journalistes depuis sa création. Cette fois-ci, les participants ont touché du doigt leur responsabilité en ce qui concerne la protection des données personnelles dans le traitement et la diffusion de l’information.
Cette session, qui s’est déroulée en quatre vagues de trente à quarante participants, a permis aux bénéficiaires de mieux connaître l’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP), sa composition et sa mission. L’accent a également été mis sur le cadre juridique de la protection des données personnelles et sur les messages de l’IPDCP à vulgariser dans le cadre de la sensibilisation de la population sur la thématique.
Le journaliste, dans l’exercice de sa fonction, a un rôle important à jouer. « Votre rôle dans la construction d’une culture de protection des données à caractère personnel est essentiel et trois responsabilités majeures s’imposent à vous. Vous êtes des éducateurs et vous avez la capacité unique de sensibiliser le public, d’expliquer les notions clés, d’éclairer les risques du numérique et de prévenir les arnaques, les usurpations d’identité, les cyberviolences et les dérives. Deuxièmement, par vos enquêtes, analyses et investigations, vous mettez en lumière les dérives, les abus, les violations et les pratiques dangereuses qui mettent en péril les droits des personnes. Enfin, vous êtes des modèles d’exemplarité », a déclaré Awui Talla Hervé, conseiller technique à l’IPDCP, à l’ouverture de la séance de la deuxième vague, mardi 24 février.
Après l’étape de Notsè avec les journalistes de la région Maritime, cap à présent sur les régions des Plateaux et de la Kara avec la même formation à l’endroit des professionnels des médias de ces deux régions.